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Expulsions locatives en 2025 à Marseille : obligations légales, risques et stratégies pour sécuriser la procédure

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Les loyers impayés sont l’un des plus grands cauchemars des propriétaires à Marseille et partout en France. Lorsqu’un locataire cesse de payer son loyer et refuse de quitter les lieux, le bailleur se retrouve face à une procédure souvent longue et complexe : l’expulsion locative. En 2025, le cadre légal a évolué, renforçant certaines protections pour les locataires tout en maintenant les droits des propriétaires.

Comment expulser un locataire en toute légalité ? Quels sont les pièges à éviter ? Quelles stratégies adopter pour accélérer la procédure et sécuriser ses revenus locatifs ? Cet article vous donne toutes les clés pour gérer efficacement une expulsion locative à Marseille.


1. Comprendre le cadre légal de l’expulsion locative en 2025

L’expulsion d’un locataire ne peut pas se faire arbitrairement. Elle est strictement encadrée par la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 et les réformes récentes, notamment l’arrêté du 25 juin 2025 relatif à la procédure d’expulsion.

1.1. Les motifs légaux d’expulsion

Un propriétaire peut engager une procédure d’expulsion dans plusieurs cas :

  • Loyers impayés (le cas le plus courant)
  • Non-respect des obligations du bail (dégradations, troubles de voisinage…)
  • Refus de quitter le logement après un congé légalement donné

Sans motif valable, il est impossible d’expulser un locataire, même si le bailleur veut récupérer son bien pour une autre utilisation.

1.2. L’obligation de respecter une procédure stricte

Une expulsion ne peut pas être réalisée par le propriétaire lui-même. Il doit impérativement suivre un parcours judiciaire précis, sous peine de sanctions. Voici les étapes clés :

  1. Envoi d’un commandement de payer via commissaire de justice (huissier) (pour les loyers impayés)
  2. Assignation devant le Juge du Contentieux de la protection du tribunal judiciaire si le locataire ne règle pas sa dette sous deux mois
  3. Obtention d’un jugement d’expulsion
  4. Signification du jugement au locataire avec un délai de deux mois pour quitter les lieux
  5. Intervention de la préfecture et du concours de la force publique, si nécessaire

Le respect de ces formalités est impératif pour éviter tout vice de procédure qui pourrait retarder ou invalider l’expulsion.


2. Les délais à respecter pour éviter l’annulation de la procédure

Le temps joue un rôle crucial dans une expulsion. Un oubli ou un retard dans les démarches peut faire perdre plusieurs mois au propriétaire.

2.1. Délais avant la saisine du tribunal

  • Après un premier impayé, il est recommandé d’envoyer une mise en demeure sous 15 jours.
  • Si le locataire ne paie toujours pas, un commandement de payer doit être délivré par un commissaire de justice (huissier), avec un délai de deux mois pour régulariser la situation.
  • Passé ce délai, l’affaire peut être portée devant le tribunal judiciaire.

2.2. Délais après la décision de justice

Même après obtention du jugement, l’expulsion ne peut pas se faire immédiatement :

  • Le locataire a encore deux mois pour quitter les lieux volontairement.
  • S’il ne part pas, le propriétaire doit demander le concours de la force publique, qui peut mettre plusieurs semaines à intervenir.

 

Astuce : Plus tôt la procédure est enclenchée, plus vite l’expulsion pourra être effective.


3. Anticiper et sécuriser la procédure d’expulsion

L’un des grands dangers pour les bailleurs est que leur procédure soit contestée par le locataire. Un simple vice de forme peut entraîner un rejet ou un retard considérable.

3.1. Rassembler un dossier solide

Un dossier d’expulsion doit inclure :

=> Le bail signé
et tous les avenants éventuels
=> Les preuves des loyers impayés (relevés bancaires, quittances, courriers…)
=> Les mises en demeure envoyées
=> Le commandement de payer délivré par huissier

3.2. Éviter les erreurs qui bloquent la procédure

x Erreur n°1 : Ne pas respecter les délais légaux
x Erreur n°2 : Expulser le locataire soi-même (expulsion illégale punie par la loi)
x Erreur n°3 : Ne pas solliciter la force publique en cas de résistance du locataire


4. Évolutions législatives et impact sur les expulsions en 2025

En 2025, plusieurs évolutions légales ont modifié la procédure d’expulsion :

. Renforcement des obligations des bailleurs : obligation d’informer les locataires en difficulté des dispositifs d’aide disponibles avant toute expulsion.

. Nouvelles restrictions en hiver
: trêve hivernale prolongée jusqu’au 31 mars.

. Possibilité de médiation obligatoire
avant l’assignation en justice dans certains cas.

Ces changements rendent la procédure plus encadrée, mais aussi plus contraignante pour les propriétaires.


5. Risques pour les bailleurs et sanctions encourues

Ne pas respecter la loi peut coûter cher à un propriétaire.

5.1. Sanctions civiles et pénales

- Expulsion sans décision de justice → Amende de 30 000 € et jusqu’à 3 ans de prison (article 226-4-2 du Code pénal)

- Non-respect des délais et vices de procédure
→ Nullité de la procédure et indemnisation du locataire

- Mauvais traitement du locataire
(intimidation, coupure d’eau…) → Condamnation pour voie de fait

5.2. Stratégies pour éviter les litiges

  • Toujours passer par un avocat spécialisé en droit immobilier
  • Éviter les conflits et privilégier un accord amiable quand possible
  • S’informer sur les aides disponibles pour le locataire afin de faciliter un départ négocié

6. Pourquoi se faire accompagner par un avocat à Marseille ?

Engager un avocat en droit immobilier permet de :
Sécuriser la procédure et éviter les erreurs
Accélérer les démarches en connaissant les meilleures stratégies
Gérer la communication avec le locataire et le tribunal

À Marseille, où la pression locative est forte, un avocat peut être un allié clé pour récupérer son bien rapidement et en toute légalité.


Conclusion

L’expulsion locative est un parcours semé d’embûches pour les propriétaires. En 2025, la législation s’est encore renforcée, rendant la procédure plus encadrée mais aussi plus complexe.

La clé du succès ? Anticiper, respecter scrupuleusement les délais et s’entourer d’experts. Un avocat spécialisé en droit immobilier à Marseille vous aidera à sécuriser votre procédure et à éviter les pièges.


FAQ : Réponses aux questions courantes

1. Combien de temps dure une procédure d’expulsion à Marseille ?

En moyenne 6 à 12 mois, selon la réactivité du locataire et les délais administratifs.

2. Peut-on expulser un locataire en hiver ?

Non, sauf exceptions, la trêve hivernale interdit les expulsions entre le 1er novembre et le 31 mars.

3. Que faire si le locataire ne paie plus mais refuse de partir ?

Engagez rapidement une procédure avec un huissier pour éviter d’accumuler les loyers impayés.

4. Peut-on forcer un locataire à quitter les lieux soi-même ?

Non ! Expulser un locataire sans décision de justice est un délit puni par la loi.

5. Un avocat est-il obligatoire pour une expulsion ?

Non, mais fortement recommandé pour éviter toute erreur et accélérer le processus.

Besoin d’aide pour expulser un locataire à Marseille ? Contactez un avocat en droit immobilier dès aujourd’hui  au 04 84 25 40 91 !

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